L’imprudence et ton inconséquence

Il n'y avait rien

Dans ma vie

Il n'y avait que du vent

Le vide des printemps

Les sirènes sans leur chant

Des taureaux blancs dans les arènes

Des fantômes de je t'aime

Des regrets à tout-va

Et la fin des histoires

Coincées dans ma mémoire

 

Il n'y avait rien

Dans ma vie
Il n'y avait que des pluies

Des moussons infinies

Des nuages merdeux

Des moutons noirs dans mes sommeils
Des phalanges brisées au réveil  

Des silences à mourir  

Et le pont des soupirs
Bétonnés dans mes rires

 

Il n'y avait rien

Dans ma vie

Il n'y avait que des tonnerres

Des restes de grande guerre

Des morceaux  de soldats

Des élans avortés dans les chairs  

Des nuits à faire la gueule aux songes

Des bastons à crever

Et des rivières à éponger
Déversées dans mes années

 

Il n'y  avait rien

Et puis

Toi, Roi

L'imprudence
Et ton inconséquence

Je ne savais pas

Que ce serait cela

Le même rien en pire

Lôrence Settini - L'imprudence - septembre 2009   



Article ajouté le 2009-09-04 , consulté 27 fois

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